16 Janvier 2020

LIBRE ANTENNE ! / 126

MAURICE BLEROT

Alors que je travaillais pour l'un d'entre vous, une Âme entre vient à moi...

​​​Monsieur, je me présente : je m’appelle Maurice Blérot.

J’étais officier militaire en 1917 mais après être tombé sur les allemands, dans une embuscade, je me suis retrouvé blessé au front

et sur le corps.

 

Je me suis retrouvé fait prisonnier par le camp ennemi.

 

Je ne voulais plus me battre, après cela.

 

J’étais sûr de pouvoir retourner d’où j’étais parti, à savoir mon village natal mais pour y retourner, il me fallait mentir sur mon évasion

et mon retour n’aurait pas été des plus glorieux.

 

Alors j’ai préféré m’en aller ailleurs et pour toujours.

 

J’étais dans les bois, lorsque je rencontrais quelqu’un qui se trouvait prêt à partir, très loin de l’Europe.

 

Alors, je l’ai suivi. Nous avons pris notre courage à deux mains et nous avons pris le bateau jusqu’aux États Unis d’Amérique,

pour nous retrouver sans le sou.

 

Là-bas, nous avons perdu toute dignité. D’abord nous avons cherché du travail mais ne parlant pas couramment anglais,

nous n’avons rien trouvé.

 

Puis, nous avons dû mendier et parfois même voler dans les boutiques de la capitale : Washington D.C.

 

Ensuite, il nous a fallu s’en aller, là encore, loin, très loin de ce bel endroit mais que l’on ne pouvait plus supporter car il y avait beaucoup

trop d’embûches pour nous.

 

Alors nous avons pris clandestinement le bateau jusqu’au Québec.

 

C’est là, à cet instant précis que tout a commencé pour nous.

 

Nous avons pu nous faire comprendre et nous avons pu nous installer convenablement car nous pouvions parler leur langage.

 

Après, nous nous sommes mariés. Nous avons eu de nombreuses progénitures comme par exemple, pour mon collègue, cinq enfants

et pour mon destin, j’ai eu deux beaux enfants, nommée : Charles et André.

 

Mais en 1925, j’ai eu vraiment le mal du pays et je m’en suis retourné pour retrouver toute ma famille et c’est alors que mon grand père

est revenu du plus profond des cieux pour me chercher car je me suis retrouvé criblé de balles perdues sous le feu de l’action

d’un cambriolage d’une bijouterie au Manitoba.

 

Je me suis retrouvé allongé par terre, lorsque l’on est venu pour m’emmener jusqu’aux cieux et c’est, une fois aux cieux

que je me suis retrouvé face à mon grand-père qui m’attendait.

 

Ma vie sur cette pauvre terre s’est arrêtée par un jour d’automne 1925.

 

Voilà, j’espère ne pas avoir trop donné de détails pour rien.

 

Je vous espère écrivant mon récit dans vos pages.

 

Je vous remercie Monsieur Patrick Dorian.

 

Je m’appelle Maurice Blérot, officier en charge de la communication sur le front de l’est.     

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